Newsletter n°16 - Mars/Avril 2026 -« Ce qui vous freine n’est pas ce que vous croyez !»
Pourquoi on se sent bloqué… même quand on sait ce qu’on devrait faire ?
et ce que cela révèle vraiment de notre histoire intérieure
Il y a des moments où l’on avance dans la vie comme si l’on marchait dans du sable. On sait ce qu’il faudrait faire, on voit la direction, on comprend parfaitement les enjeux… mais quelque chose en nous résiste. Une force invisible, silencieuse, presque têtue, nous retient. Ce n’est pas de la paresse, ni un manque de courage. C’est souvent le signe qu’une partie plus profonde de nous tente de nous protéger, de nous alerter, ou de nous rappeler une histoire que nous n’avons pas encore entendue.
Comprendre n’est pas intégrer
Il existe un fossé immense entre ce que l’on comprend intellectuellement et ce que l’on est capable d’incarner émotionnellement. Beaucoup de personnes vivent ce décalage sans jamais le nommer. Elles savent, rationnellement, ce qui serait bon pour elles : dire non, ralentir, se respecter davantage, sortir d’un schéma, poser une limite. Mais dès qu’elles tentent de passer à l’action, une vague de sensations les envahit : culpabilité, peur, tension, malaise, agitation intérieure. Le corps dit “non” alors que la tête dit “oui”.
Ce conflit intérieur est l’un des plus fréquents, et pourtant l’un des moins compris.
Exemple : “Je sais que je devrais dire non à ma sœur quand elle me sollicite, mais dès que je veux le faire, je me sens coupable et je cède.”
Autre exemple : “Je sais que j’ai besoin de ralentir, mais dès que je m’arrête, je me sens inutile.”
Dans ces situations, ce n’est pas la logique qui manque : c’est la sécurité intérieure. Le système émotionnel n’a pas encore intégré que le changement est possible… et sans danger.
Le poids des histoires familiales
Derrière nos blocages se cachent souvent des héritages invisibles. Nous ne naissons pas vierges de toute influence : nous arrivons dans un tissu familial déjà tissé, avec ses règles implicites, ses blessures, ses attentes, ses silences, ses loyautés. Beaucoup de nos comportements actuels sont des réponses à des histoires qui ne sont pas les nôtres, mais que nous avons apprises, absorbées, intégrées.
Avant même de savoir parler, nous avons déjà compris comment il fallait être pour être aimé, accepté, reconnu.
Exemple : “Dans ma famille, on m’a toujours dit qu’il fallait être discret, ne pas déranger. Aujourd’hui, dès que je veux m’affirmer, j’ai l’impression de trahir quelque chose.”
Exemple transgénérationnel : “Toutes les femmes de ma famille ont mis leurs besoins de côté. Je fais pareil sans m’en rendre compte.”
Exemple plus subtil : “Je n’arrive pas à être heureuse, comme si je n’en avais pas le droit.”
Ces loyautés invisibles sont puissantes. Elles nous retiennent non pas parce qu’elles sont logiques, mais parce qu’elles sont anciennes. Elles ont été apprises dans un contexte où elles avaient du sens. Aujourd’hui, elles nous limitent… mais elles continuent d’agir tant qu’elles ne sont pas mises en lumière.
Quand la confiance en soi s’effrite
La perte de confiance ne se manifeste pas toujours par un grand effondrement. Elle s’installe souvent comme une brume légère, presque imperceptible au début. On se sent moins sûr de soi, moins spontané, moins vivant. On hésite davantage. On doute de ses choix. On se compare. On se juge. On se perd.
La confiance en soi n’est pas un trait fixe : c’est une relation vivante, fragile, qui se construit et se déconstruit au fil des expériences.
Exemple : “Je repousse tout, même les choses simples. Je me sens nulle, mais je n’arrive pas à faire autrement.”
Autre exemple : “Je ne sais plus ce que je vaux. J’ai l’impression d’avoir perdu quelque chose en route.”
Exemple plus profond : “Je n’arrive plus à me reconnaître. Je me vois fonctionner, mais je ne me sens plus vraiment là.”
Ces signes ne disent pas “tu es incapable”. Ils disent “tu es épuisé(e), chargé(e), saturé(e)”. Ils indiquent un besoin de réparation, pas un défaut personnel.
Le vrai coût de rester dans une situation qui ne nous convient plus
On sous-estime souvent le prix de l’immobilisme. Rester dans une situation qui nous abîme, même légèrement, même silencieusement, a un coût émotionnel, psychique, parfois physique. Ce coût ne se voit pas tout de suite. Il s’accumule. Il s’infiltre. Il use.
On se dit que ça ira mieux demain. Que ce n’est pas si grave. Que ce n’est pas le moment. Et pendant ce temps, quelque chose en nous s’éteint doucement.
Exemple : “Je me disais que ça passerait. Mais plus j’attendais, plus je me sentais éteinte.”
Autre exemple : “Je pensais tenir encore un peu… et puis un matin, je n’avais plus d’énergie du tout.”
Exemple : “Je ne faisais plus rien pour moi. Je survivais.”
Ce qui coûte le plus cher, ce n’est pas le changement. C’est l’attente.
Quand tout devient flou : retrouver de la clarté
Le flou intérieur est souvent un mécanisme de survie. Quand trop d’émotions s’accumulent, quand trop d’histoires se superposent, quand trop de responsabilités pèsent, l’esprit se brouille. Ce flou n’est pas un échec : c’est une protection.
Il dit : “Je ne peux plus tout porter. J’ai besoin d’espace.”
Exemple : “Je ne savais plus ce que je voulais. Tout était mélangé dans ma tête.”
Autre exemple : “Je me sentais comme dans du coton. Présente, mais pas vraiment là.”
Retrouver de la clarté, ce n’est pas “réfléchir plus fort”. C’est se reconnecter à soi, à son corps, à ses besoins, à son histoire. C’est accepter de ralentir pour entendre ce qui murmure.
La clarté ne tombe pas du ciel. Elle se construit.
Les phrases qui sabotent… et ce qu’elles disent vraiment
Certaines phrases reviennent comme des réflexes, presque automatiques. Elles semblent anodines, mais elles sont souvent les gardiennes de nos peurs les plus profondes.
- “Je n’ai pas le droit de…”
- “Ce n’est pas le bon moment.”
- “Je ne suis pas assez…”
- “Je dois être sûr(e) à 100 % avant de me lancer.”
- “Je ne veux pas décevoir.”
Ces phrases ne sont pas des excuses. Ce sont des traces. Des empreintes. Des échos de ce que nous avons vécu, entendu, appris.
Exemple : “Je ne veux pas décevoir.” Souvent, cela signifie : “J’ai appris que mon rôle était de faire plaisir.”
Exemple : “Je ne suis pas assez…” Souvent, cela signifie : “On m’a fait croire que je devais mériter ma place.”
Exemple : “Je dois être sûr(e) à 100 %.” Souvent, cela signifie : “L’erreur n’était pas permise dans mon histoire.”
Derrière chaque phrase, il y a une histoire. Et surtout… une possibilité d’évolution.
Comment un accompagnement thérapeutique peut aider à remettre du mouvement
Quand on se sent bloqué(e), confus(e), fatigué(e) ou en décalage avec soi-même, il peut être précieux d’être accompagné(e) dans un espace sécurisé, bienveillant et non jugeant. Les approches que j’utilise — hypnose, EFT, PNO, coaching narratif — permettent d’agir en profondeur, là où les blocages prennent racine.
Elles offrent un chemin pour :
- apaiser les peurs anciennes qui freinent l’action
- libérer les émotions accumulées
- déprogrammer les schémas hérités ou répétitifs
- réconcilier le mental et l’émotionnel
- redonner de la clarté et du mouvement
- réécrire son histoire intérieure pour retrouver sa place.
Exemple d’évolution : “Je me sentais bloquée depuis des années. En travaillant sur mes peurs et mon histoire familiale, j’ai compris ce qui me retenait. Aujourd’hui, je me sens plus légère, plus alignée, plus libre.”
Autre exemple : “Je pensais que j’étais ‘comme ça’. En réalité, j’étais juste épuisée et chargée d’histoires qui n’étaient pas les miennes. Le travail thérapeutique m’a permis de me retrouver.”
Ces outils ne forcent rien. Ils ouvrent des portes. Ils permettent de se sentir plus vivant, plus soi.
Et vous… est‑ce que quelque chose résonne ?
Si vous vous reconnaissez dans certaines situations, si une phrase, un exemple ou un passage a fait écho à quelque chose en vous, vous pouvez me le partager. Parfois, mettre des mots sur ce que l’on vit est déjà un premier pas vers plus de clarté et de liberté intérieure.
Je lirai vos messages avec attention et bienveillance.


